8 juillet 2013
Lundi
Réveil plutôt tranquille, nous nous levons doucement tous en même temps oû presque, Steven ( mon plus jeune frère), traîne toujours. Objectif de la journée: Hopewell Rocks, centre d'observation des marées de la baie de Fundy. Pendant que Francisco s'occuppe de faire cuire de délicieux oeufs généreusement accompagné de bacon, Léonie et moi braveons l'eau glacée pour prendre une nécéssaire douche. Glacé est un mot bien mal choisi, beaucoup trop optimiste pour la situation actuelle. Bravant ces poignards glacés, je pris mon courage è deux mains pour réussir à me laver convenablement. Je rage contre mes habitudes et mon confort occidental absurde. Le déjeuner fut franchement délicieux. Nous profitons du confort d'une automobile plutot vide et prenons la route pour hopewell rocks qui se trouve finalement à distance de marche. Nous arrivons en pleine montée de la marée, assez impressionnant comme profondeur, en fait c'est l'ampleur de cette marée qui est à couper le souffle. Au plus bas de la marée, semblerais possibles de se rendre à pied vers une des iles bleues au loin. Nous marcheons à travers les divers lieux d'observation, entrecroisés de bois aménagés. Sur une des plateformes, nous croisons un ornithologue francophone, lourdement équipé de sa caméra et d'une lentille téléscopique valant autant qu'une maison. L'homme était en mission d'observation d'un joli bébé faucon pèlerin, nicheant à même la corniche. Le tout petit était encore recouvert de duvet mais commencais à avoir un style un peut ingrat. Aux dires de la guide, il serait assez rare d'être témoin de la nidification de cette espèce aviaire. L'oiseau nichant rarement dans la nature, beaucoup plus en haut des grands édifices en millieu urbain. Enfin un exemple de réinsertion animale en millieu naturel. Nous faisons le tour du parc et revenons au centre d'interprétation oû une visite guidée se prépare. L'altruiste et professionnelle guide se donna comme mission de faire le tour bilingue vu la présence d'une famille unilingue francophone. C'était assez généreux de sa part mais je me figure que c'est pour cela que les gens y vont encore et toujours. N'ayant plus rien à faire sur le site vu la marée à son plus haut et les autres activitées offertes déjà entammées, nous nous dirigeons vers la sortie après avoir réservé nos place pour ''kayak the rocks'' pour le lendemain.
En route pour la prochaine ville Alma.
Alma est une ville très concentrée sur le tourisme qui sent (pue) les fruits de mers à plein nez. Son épicentre se concentre autour d'une panoplie de boutiques cadeaux, un magasin général, station service, restaurants de fruits de mers, poissonnerie et un peut plus loin le parc nationnal de la baie de Fundy. Nous nous dirigeons vers ''the lobster shop'', une grosse poissonnerie oû se vend le homard frais, cuit que l'ont peu consommer sur place à l'extérieur. L'odeur à l'intérieur est pire que celle de l'extérieur, il faut ce qu'il faut pour manger du vrai homard. Pendant que la jeune femme aux bottes de caoutchouc prépare nos '' plateaux repas'', j'observe les crustacés vivants dans les bacs aquatiques sur le côté du comptoir. Deux à trois immenses homards s'y trouvent, en estimation, gros comme un shi-tzu adulte, entourés de plus petits, aux couleurs variées.
Équipés d'une grande plaque à biscuits recouverte de la gazette de la veille, de ciseaux tout usage et de fourchettes à homards, nous nous installons à l'extérieur, dans une aire couverte qui semblais avoir été nettoyée au boyau d'arrosage depuis peut. La bête était délicieuse, pas trop énorme et très certainement cuite dans l'eau de mer, il n'en resta plus que la carcasse, malheureusement non-comestible. Aucun gaspillage pour Mr.Homard. S'en suis une courte virée dans le village, je finis par trouver mon classique dé à coudre dans une boutique à thématique ''pirate''. Sur le chemin du retour nous faisons un arrêt dans un joli resto ''the octopus garden''. Un petit endroit au décors un peut ''hippie'', café et salle-à-manger au rez-de-chaussée, le tout surplombée par une boutique d'artisanat à l'étage. Les produits offerts dans la boutique étaient magnifiques et franchement originaux, se cotoyaient tricots-chics, verre soufflé et création de bois. J'évite d'acheter quoi que ce soit vu les prix et mon budget plus sérré qu'a l'habitude. Dans la salle-à-manger étaient dispersés divers instruments de musique ( guitare, piano, batterie, percussions africaines). Un peut partout des écriteaux ''please Loiter'', auquels nous obéissons sans se faire prier. Armé de la guitare qu'il avais décroché du mur, Francisco entamma des airs tantôt de répertoire classique, tantôt plus modernes qui avaient l'air de bien plaire à la blondinette serveuse. Le latté à la rose était délectable bien que j'en aie regrettée la consommation quelques heures plus tard ( légèrement intolérante) et les toilettes étaient les plus propres que j'avais vue à date. Cela faisait changement de celles du ''lobster shop''oû nous devions s'aventurer au fond d'un hangar qui servais d'aire de triage de crustacé pour y arriver.
De retour à nouveau sur la route, nous retournons à ''hopewell rocks''pour regarder descendre la marée et s'aventurer au fond de l'eau une fois celle-ci retirée. Les marées étant si fortes, la vie dans les cuvettes semble quasi-inexistante. À part quelques ballast collées aux roches et une horde de petits escagots, il n'y avais que du sable, de la boue et de magnifiques rochers sculptés par les marées. Je ne put m'empêcher de penser que la vie dans les cuvettes au bord du St-laurent est vachement plus variée et intéressante. Nous nous baladons jusqu'à ce que la marée monte à nouveau. m'étant aventurée pied nus dans la boue marine, un lavage extensif de mes pieds à l'eau glacée s'avéra obligatoire.
Retour au camp, beuverie générale et dodo.
Encore cette foutue racine.
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