mardi 30 juillet 2013

Récit de Vacances: Fundy 2013 Jour 6

12 Juillet 2013
vendredi

La nuit fut encore difficile, les habituels Irving Tissue, bateaux et multiples trains gardèrent encore et toujours mon sommeil à son minimum. Je ferais attention de me rappeler que si éventuellement je me dois de déménager dans les maritimes, je devrais rayer St-Johns de la liste des endroits oû s'établir. Au milieu de la nuit, les garçons eurent une violente escarmouche pour une question de territoire de tente que mon père dû régler, comme lorsque nous étions petits avec les classiques menaces de la famille. J'eu pour ma part, de la visite animalière après que les ratons-laveurs eurent terminés leur festin ordurier, ils en voulaient plus. Un petit espiègle, profitant du fait que je dormais (essayais) à proximité du bord de la tente pour s'appuyer sur ma cuisse et ainsi mieux voir à l'intérieur de l'installation. Sentant une pression sur ma jambe, j'eu comme premier réflexe de lever les yeux, j'y vis un petit curieux de raton. Il croisa mon regard et repartis aussi tranquillement qu'il était venu.
WAKE UP! c'est ''chop Suey'' de system of a down qui nous réveille tous tôt ce matin. Nous levons le camp aussi rapidement que nos corps fatigués nous le permettent. Un rapide déjeuner au Tim's, nous en profitons pour régler nos différents stagnants entre adultes. Comme nous argumentons calmement en français et que tout le mondre est anglophone dans ce patelin, rien n'y parait. Une fois tout réglé nous repartons, direction ''reversing falls'' une fois de plus. Le ''timing'' est parfait, pour la première fois. En cette heure du jour, le panorama ressemble beaucoup plus à ce que les locaux promettent aux touristes. Des rapides créés par deux courants opposés qui se rencontrent. Celui de la rivière St-Johns et celui de la marée montante de la baie. Ce sont des rapides exclusivement formé par le débit de l'eau et non par des amas rocheux dans les rapides traditionnaux. Nous allons signer une décharge et avec les instructions d'un patron surexité, nous enfilons des habits imperméables et des vestes de sauvetage. Nous retirons nos chaussures et pendant que le doute de revenir au sec s'installe, nous descendons le long quai où le "jet boat" accoste tranquillement.  Nous montons à bord et sommes laissés aux bon soins de Julien (prononcé à l'anglaise s'il vous plaît) notre capitaine atteint d'un syndrome du pirate sado en phase terminale. C'est tout de même charmant de voir quelqu'un qui apprécie son emploi à ce point.  Le tout de jet boat est intéressant et franchement très amusant, pendant un moment je me dit que je dois avoir raté ma carrière, l'eau salée, les bateaux, c'est réellement ça la vie. Une fois le tour terminé, satisfaits et trempés jusqu'aux os nous filons nous changer et manger une rapide bouchée. Pendant ce temps, deux kayakistes plutôt téméraires, bravent les rapides et se laissent filer sur ceux-ci. L'expérience semble intéressante, je l'ajouterai à ma liste de choses à faire avant de mourir. Nous embarquons en direction de rivière-du-loup. Nous arrêtons dans un restaurant familial de style "truck stop",histoire de se remplir l'estomac comme il le faut. Le "Accorn restaurant" offre des déjeuners toute la journée, quelle chance ! Léonie et moi festoyons sur un classique "2oeufs & bacon" pendant que les autres prennent ce qu'ils appellent de "vrais" repas. Ce resto était tout de même bien équipé pour recevoir les familles, ils disposaient de chaises hautes, de petits banc pour les chaises et chose que j'ai rarement vue, de hamacs pour les bambins. Un morceau de robot pour le "truck stop".  
La route est longue, nous faisons un autre arrêt en route, cette fois ci à Great falls/Grand saut. Il s'agit d'une toute petite ville, très bilingue, bâtie autour de leurs magnifiques chutes. Nous nous arrêtons à un point d'observation oû s'offre une activité de tyrolienne au dessus des chutes. Les garçons y participent, mon père filme et moi je m'efforce tant bien que mal de prendre de belles photos de la chute. Mon trépied, encore une fois empaquetté en dessous de tout, n'aurais été bien utile cette fois. Pas le temps, je m'appuie sur la rembarde et prie pour le mieux. Une fois le tour terminé, nous repartons. La route semble sans fin mais nous finissons par arriver. Visite rapide chez tante Gilberte, elle y est cette fois-ci. La ressemblance entre elle et Ti-Bert (mon grand-père paternel) est frappante, c'est donc de cela qu'il aurais l'air en femme. Longue conversation, chacun pré d des nouvelles des autres. Cette irritabilité envers les italiens semble être un trait familial après tout. La vue de la petite maison est imprenable. Située dans les hauteurs de la ville, tout près du parc de la croix elle surplombe tout le quartier. On y vois ce magnifique fleuve qui m'avais tant manquée et l'autre rive qui se dessine toute bleue à l'horizon. Être dans cette ville me fait tout étrange, je m'y sens chez moi et si mélancolique à la fois.  Constatant la descente naturelle du soleil à l'horizon, nous levons les voiles vers le camping municipal de rivière-du-loup. L'emplacement est génial, les terrains sont plats, bien boisés, le seul point négatif, les feux sont communs et donc impossible de cuisiner. Nous n'en faisons pas de cas puisque nous n'y passerons qu'une seule nuit. Pour la première fois de la semaine, nous arrivons à manger dans un st-Hubert, chose apparemment rare dans les maritimes. De retour au camps, les garçons et moi échangeons de tente, nous tentons d'éviter une autre engueulade qui nous pousserais probablement tous à bout. Je me retroue donc seule dans la petite tente et mes frères dans la grande avec mes deux parents. Il est tard. Après être revenue du petit coin et m'être presque foulée la cheville en chemin, je constate que ma vieille tente refusé de s'ouvrir. Épuisé et poussée à bout de nerfs par cette fermeture éclair de malheur, je me résous a déchirer mon entrée dans la tente, une espèce de naissance à l'envers. La porte ne se referme plus, je n'en ai plus rienà battre, j'endurerai les maringouins. Calculant mon risque de me réveiller en cuillère avec un raton-laveur a la baisse, je me glisse dans mon sac de couchage et me couvre la tête de ma fidèle couverture canadienne. Les maringouins me tourbillonne autour de la tête et je finis par m'endormir, épuisée de ma bataille.  

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