mercredi 17 octobre 2012
Octobre
Octobre, les couleurs dansent, le froid prend, les arbres s'effeuillent. Mois triste pour nous, peuple nordique qui appréhende cette neige qui arrive toujours trop tôt. C'est le bal des autobus jaunes, des travailleurs, de tous ceux qui ne prennent pas le temps d'apprécier. Le temps passe trop vite pour que nous ne pouvions courir avec lui. De longues heures, la nuit qui arrive trop tôt, tous ces visages qui à la longue tournerons au gris. La froidure nous prend, une planification morose pour chaque sortie, ''mais que vais-je donc me mettre pour ne pas avoir froid''. Encore heureux que la neige nous ai épargné. De ma cuisine j'observe tous ces gens, toutes ces voitures passer, sans but, d'un sens ou l'autre. Un thé à la main, je grelotte doucement. Cette vie frénétique me donne les haut-le-cœur et pourtant, je ne puis vivre totalement en marge de celle-ci. Mes deux petits couinent doucement dans leur cage, la vie est simple quand la plus grande espérance est d'avoir une carotte le plus tôt possible. Les effluves de camomille et de cannelle apaisent mon cœur, un autre automne si vite passé. Je pense a ce printemps, cet été si vite oubliés, des mémoires solidement ancrées, des dates négligées. Une fine pluie trempe doucement le sol, embue l'air. Encore heureuse de ne pas être a l'extérieur je soupire. Encore seule, parfois, dans cette solitude temporaire, j'ai de grands élans de créativité, je peint, je dessine jusqu'au murs de ma salle-de-bain, pas aujourd'hui. En ce jour je me sens lasse, aucune envie de bouger, que de rester la a observer. La télé? rien de bon par la, un livre? trop de choix. Ces bibliothèques pleines d'auteurs criant un ennui plus grand que le mien, j'ai doucereusement choisie de les ignorer. Pas aujourd'hui Voltaire, présentement je me consacre corps et âme à m'emmerder. Regardant au loin, remarquant a peine les gens passer je m'imagine la mer. Le remous que ces vagues pourraient m'apporter de magnifiques images apaisantes, mais non, mon cerveau est en panne. Bientôt les arbres serons nus devant le froid de l'hiver. Une blanche neige viendra recouvrir cette saleté de ville, du même coup le malheur des hommes. La nature s'endormira et les oiseaux partirons au loin. Mais pour l'instant je vis octobre, quelques couleurs subsistent, pour encore combien de temps. Ma tasse de thé terminé, je n,ai d'autre choix que de me lever et de vaquer a mes occupations importantes. Ce temps passe, Octobre reviendra.
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