jeudi 18 juillet 2013

Récit de Vacances: ''Fundy juillet 2013''

29 juin 2013
samedi

''avant le départ''
Il y avais plus de sept années que je ne m'était pas commise à prendre des vacances. Ne pouvant pas à un certains point, ne voyant pas le réel but à un autre, je ne voyais guère l'utilité à la plénitude du non-travail. Prendre des vacances seule est emmerdant et franchement peut commode lorsque l'on ne dispose pas de moyen de locomotion autre que ses propres pieds.
Je me suis commise, profitant des vacances de mes géniteurs, à finalement supplier mon patron de me laisser libre une semaine, question de partir au loin, j'avais la tête trop pleine de conneries. Afin que celles-ci ne reviennent, je devais aller les déverser là oû elle ne retrouveraient pas leurs chemin. Obtenir ma maigre semaine fût ardue, je due m'armer de patience et éviter de plier devant ma bonne volonter et mon grand besoins d'accomoder tout le monde. D'habitude empathique, j'était devenue de glace, pour une fois que je pensais à moi.
Le final ''OK'' obtenu, il ne me restera qu'une semaine avant le grand départ vers le lointain encore canadien. Soulagée de savoir que cette routine prendra une pause bien méritée, il me semble que je sois plus calme, productive et patiente. Observant ma situation, il me semble que j'était au bord de cette falaise qu'est la dépression, bien malgré moi. Les vacances de Janvier forcées étaient bien loin et puisque je partage ma vie avec un être casanier, aussi ''workoholic'' que ma personne, je n'avais pas été bien loin de la ville. En fait, la seule escapade que nous nous sommes permis était d'une ville à l'autre, dans la neige et au bord d'une piscine. Mon copain avais grandement apprécié mais je ne sentais pas le réel repos dans cette avalanche de chlore et de route.
Enfin bref.
6 juillet 2013, destination baie de fundy, certainement du côté Néo-Brunswickois. Les accents, routes, paysages ainsi que la proximité de l'eau salée me feront le plus grand bien. Désengorger mes poumons de l'air viscié de la ville, marcher pied nu pendant des heures sans craindre de n'attrapper la mort sont de petites chose que je prévois faire, le plus positivement possible. Je devrais aujourd'hui déjà avoir faite la liste des choses dont j'aurais besoin sur la route. Autre que des stylos, papier et ce cher apareil photo, je sens pouvoir me débrouiller bien si j'oublie tout autre chose.
Peut-être est-ce le manque de vacances par le passé qui me rend si fébrile ou seulement le fait que la ville bien que pratique, me pèse énormément.
En attendant je regarde les heures passer et fait de mon mieux afiin que tout le monde se débrouille bien pendant mon absence.

Moi qui me crois si irremplaçable!

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