jeudi 13 mars 2014

"Si tu vote pas t'a pas le droit de chialer"

Au Québec, il semble que nous aillons un réel problème d'électorat. Les gens se déplacent peut pour voter et sont insatisfaits de ce que ceux qui se déplacent leur imposent. 
"T'a pas le droit de chialer si tu vote pas"
Honnêtement? 
J'ai toujours votée depuis que j'y ai droit et je ne puis dire avoir été réellement satisfaite du dénouement de celles-ci. J'ai apprise que election nigth était plus intéressant et franchement plus drôle que son homologue francophone. J'ai appris que je ne vaut pas plus que les autres et que mon vote de consommateur avais plus de poid que mon vote d'électeur. J'ai appris que j'avais le droit de chialer. 

Comme je l'ai mentionnée dans de précédents articles, je me sens un peut blasée face au scrutin à venir, irritée de la télé et de la radio (ce n'est pas neuf mais la situation  va de mal en pis depuis le déclenchement). On me bombarde de publicités, d'émissions spéciales, de propagande opinâtre qui me débite la partie postérieure du dos.

"T'a pas le droit de chialer si tu vote pas"

Je me questionne, ai-je réellement besoin de ce droit exclusif aux voteurs? Mon cynisme envers la politique (scolaire, municipale, provinciale, fédérale) me mène a m'interroger sur ma pertinence en tant qu'électeur. Je paie en colectivité pour ces élections, ces gouvernements, ces dirigeants et pourtant, je suis mieux traitée au service a la clientèle merdique de n'importe quel grande surface américaine. J'en ai marre de me plaindre dans le vide parce que franchement, j'ai encore trop a m'occuper dans mon petit univers personnel pour même tenter de m'investir a risquer de changer les choses. Nous nous plaignons le ventre plein de toutes façons. De grands changements se font avec l'énergie du désespoir, nous n'en sommes pas la en tant que peuple, du moins pas encore. 

Je doute encore de mon action prochaine, vais je faire mon "devoir" de citoyenne et me rendre aux urnes? Vais-je braver la désagréable file (a l'urgence au moins on a des chaises), prouver mon identité à ce jeune boutonneux ou cette brochue qui ne remarqueron même pas que ma carte est expirée?  Vais-je exercer mon droit de vote ? 

Ma stratégie habituelle est d'éteindre mon cerveau et d'attendre a la dernière minute qu'une personne aléatoire me demande "as tu été voté?", question a laquelle je répondrai par un demi-mensonge que j'irai me précipiter de transformer en  vérité.
J'ignore si mon cynisme l'emportera cette fois-ci, j'espère bien que non! 

lundi 3 mars 2014

Encore des élections...

Je sais, je sais, Elles ne sont pas encore officiellement annoncées mais tout de même, encore !? 
Il est récent dans mon historique personnel d'avoir le droit de vote,j'était remplie de bonheur à l'idée de pouvoir enfin exprimer mon opinion, pensant qu'elle pèserai dans la balance.  Malgré mon jeune âge, je me trouve malheureusement blasée de toutes ces singeries électorales. 
Je devrai a nouveau faire un choix, suer a grosse gouttes derrière mon petit isoloir, me demandant quel parti sera meilleur pour l'avenir de mes enfants pas encore conçus. 
Mon attention, mal dirigée comme celle de tous, l'est vers la "charte". "On veut voir un plan économique" criaillent les radios et les autres partis. Moi dans mon coin, avec mes 2 ans d'expérience en terme d'impôts, et mes 5 ans d'électrice a temps plein je me dis "ouais", même si je sais trop bien que je n'y comprendrai très certainement rien. J'essaie de mon plus fort de m'informer, de lire sur la politique passée et présente, d'avoir le plus de discutions a ce sujet que possible, hélas, il reste un grand trou. Les propos, articles de journaux sont presques toujours vagues, s'accordant avec celui du prochain, sans saveur. On relate, sans réellement apprendre du nouveau ou encore être plus conscient du passé. 
J'était une étudiante allumée, dans le temps, je peut encore vous parler de la première et deuxième guerre mondiale, vous parler de Champlain, de Colomb, si vous avez le budget bourbon et un peu de temps je peut même vous raconter la mort de Cook. Toutefois, ne me posez pas trop de questions sur la politique québécoise/canadienne, c'est flou, nébuleux. Comme tous ceux qui ont daigné porter attention en classe, j'ai apprise les grandes lignes, je connais les noms, quelques anecdotes mais sans plus. Je me souviens des lac et rivière du Québec mais les politiciens, j'en  ai tiré ma connaissance du bouche a oreille, probablement aussi néfaste pour ma saine opinion que certains torchons que j'ai osée effleurer du regard. 
Encore des élections pour lesquelles, malgré mon assiduité aux médias qui en parlent, je ne pourrai aucunement me former une claire opinion et voter "du bon bord". 

Chialer j'en convient, ne mène pas loin, présentement, je n'ai que cela pour me tenir, en attendant le vote. Comme je comprend peu aux mathématiques, le seul argument économique valable à ce sujet sera: " ça coûte donc cher des élections, pis y font ça avec nos taxes". 
Encore une fois, je souhaite que cette élection sera la dernière avant au moins quatres ans. Je serai insatisfaite du résultat, je  suis plus que certaine mais ce jour là, je vais encore une fois mettre mes pantalons de madame et je vais aller mettre mon "x" à l'endroit qui me conviens le mieux. 

Comme tout le monde j'en ai marre de toutes ces singeries, de ces promesses italiennes et de ces poignées de mains stériles. Que puis-je réellement faire ? En bonne québécoise, je me dis que chialer est plutôt confortable, c'est tout ce que j'ai en attendant de trouver une vraie action a poser... 


En attendant je vais continuer de décoller ma si laide tapisserie,  ça au moins c'est utile et concret...

 

lundi 24 février 2014

La foi en l'humanité part 1

La foi en l'humanité, enfin en la bonté de celle ci me semble difficile a obtenir. Si certain l'ont naturellement et seront extrêmement étonnés lors d'événements la mettant en doute. D'autres, comme ma personne, seront d'éternels méfiants pessimistes. 

Je me questionne souvent a savoir si l'humanité entière a réellement fait quelque chose de si grave pour mériter toute cette hargne que j'ai a son égard. Si les guerres pèsent lourd dans cette figurative balance, je dois dire que d'autres éléments m'apparaissent plus forts que d'autres. L'humain au quotidien en est un qui me désole. La routine, se devant être sécurisante et appaisante est la première a nous faire du tord. Les bons croyant en la bonté de l'homme seront extrêmement déstabilisés lorsque leurs petites habitudes seront  perturbés violemment par de quelconques événements inhabituels. 
À l'opposé ceux qui ne croient pas en cette sanité sociétaire, se sentirons floués de n'avoir pu rien anticiper.

L'humanité peut elle gagner la confiance et l'amour de ceux qui vivent en son sein ?  


vendredi 24 janvier 2014

Vendredi 23 juin 2013-mère

Une ville à nouveau sans maire, sa mère aurais donc dû lui apprendre à se la garder dans le pantalon. Vaut-il mieux l'effacer, s'efforcer d'en trouver un autre pire?
Nous avons tous besoins d'une mère semblerait il. Je n'avais alors là pas très grand espoir en l'humanité, le tout est plutôt éteint depuis des lustres. Quelle merde vont-ils encore nous découvrir?
Aux dires des grands auteurs, chaque siècle semble en être un de merde. Pourtant nous continuons de nous reproduire comme des déviants ne pouvant se contenir. La reproduction au centre de nos existences, subsiste dans la négation et l'aveuglement volontaire. Rien n'est plus futile et éphémère ou un quotidien. Transmettre notre génétique, il n'y aura rien de plus réel que cela.
Malgré le manque d’apparent sens ou objectif de notre société, il semble que se reproduire soit la seule vraie chose qu'il nous reste.

L'aveuglement par le matériel est tel que nous oublions de nous unir dans l'harmonie. Nous faisons la guerre et le mal, l'amour et immanquablement la mort.
Se reproduire est futile et le nombre croissant d'humains en ce monde n'est plus si nécessaire. Soites, personne ne m'empêchera de vérifier si tout mon bazar est en ordre.

La sélection naturelle se fera maintenant par la technologie.

Technologiquement castrés.

jeudi 23 janvier 2014

tissu

Voilez-moi le visage que je ne puisse plus voir cet occident que je n'ose appeler chez moi. Voilez-moi la face que je n'aie point honte des mes valeurs et aspirations.
Recouvrez moi de dominance pour qu'une fois réellement je me sente comme la femme que je suis censée être et non comme ce modèle que sans cesse on m'impose.
Crachez-moi au visage que je m'incline comme je le devrais.
Castrez-moi que je retrouve cette femme au fond de moi enfouie.
Voilez-moi que je comprenne le bonheur, que je vive la simplicité.
Enveloppez moi d'une sombre étoffe que la vie me porte enfin conseil.

Jugez-moi que j'aie réellement d'être avec vous.
Ignorez-moi que je me mêle à vous.
Voilez-moi pour qu'enfin je ne vous voie plus.

mercredi 22 janvier 2014

7 juin 2013-manifestation

L'attrait du commerce est bien grande mais il me semble manquer un élément. Peut-être ne suis-je pas assez assidue, la vie me le dira. Certains soirs je me sauverais en Europe ou encore ailleurs, il semble que ce serais plus simple. Plus la pression est forte, plus la fuite semble une option intéressante. Je travaille mais il semble me manquer quelque chose. Je suis incomplète, peu d'identité, j'aimerais en avoir une.
À quelques jets de pierre.

Comme si jeter des pierres au loin était seulement une activité commune pertinente.
Manifestez comme si c'était important. Comme si un groupe pouvais réellement d'une seule et même voix. Criez comme si nous étions seuls à crier, que le monde entier voulais nous entendre. Une fois la grande place libéré, la poussière retombée, le silence retrouvé, ne reste rien de ces combats d'intellect, de ces guerres d'idées.


Comploter pour fixer les prix des barres de chocolats, n'y aura t'il pas des drames plus grands ?

mardi 21 janvier 2014

Mardi 5 juin 2013 -dominant

J'ai pris une pause de rédaction c'est bien vrai, je croyais n'avoir rien de bien pertinent à coucher sur ce si peu noble papier. Hélas, l'inspiration me harcèle, la plèbe étant source infinie d'illumination. J'ai laissée passer les attentats et les aberrations trop longuement à un point tel où il ne me surprendrais guère que la cervelle ne veuille me sortir par le nez. La bêtise humaine me fait carburer, c'est stupide à ce point. ''Une tendance islamophobe se dessine'', je ne sais trop qui a dis ou écris cela, je dois avouer que j'ai, sur le coup, trouvée cette affirmation plutôt optimiste-sympathique. ''se dessine''. Si je me mettais a observer la situation occidentale, je pourrais sans peine affirmer qu'un artiste plutôt brouillon aura esquissé une œuvre incertaine qu'il aura passé sans réviser au marqueur indélébile d'un macabre noir. La tendance je crois est passée, passer des remarques islamophobes est tristement devenu socialement acceptable, comme si dénigrer une personne selon ses croyances faisait parti de la bienséance. '' Si les femmes désirent se voiler qu'elles le fassent chez elles''. Oui mais non. Exprimer son opinion est légitime, encore faut-il avoir des arguments pour appuyer celle-ci, sinon nous tombons dans la peur, synonyme de xénophobie.
''Au Québec nous n'acceptons pas des symboles d'une domination de l'homme, du contrôle qu'il exerce sur sa femme''. Je me suis légèrement penchée sur la question et il me semble que cet argument manque de profondeur, très certainement de réflexion également. Je généralise ici et il s'agis peut-être d'une erreur mais il me semble, de mon unique point de vue, notre société que nous chérissons tant est encore et toujours dominée par les hommes, à une différence près, ces hommes sont devenus des femmes.
La ''libération'' de la femme fut certainement bénéfique pour la condition féminine en général. Je ne vais tout de même pas me plaindre d'avoir le droit de vote ou encore de pouvoir travailler, avoir mon propre compte de banque etc... Sauf que le Québec moderne, l'occident moderne me dégoûte, me sidère. La domination de l'homme moderne est plus subtile, surnoise dirais-je, plus que jamais. La femme se dis libre alors qu'elle s'emprisonne dans les clichés, des stéréotypes pour plaire, monter les échelons. Elle dois travailler, être belle, être la meilleure mère, une cuisinière hors-pair ainsi qu'une amante extraordinaire qui fait tout ce que l'on vois dans les pornos. Les idéals de beauté féminine sont maigres, ont des poitrines fournies et parfaites, jeunes, trop maquillées, d'un nu inconfortable. Je n'aspire pas à être lui, l'homme, je n'aie aucune envie de me balader avec un pénis postiche. Par contre la femme moderne est tout le contraire de ma personne.La féministe moderne a bel et bien réussie à castrer l'homme, n'était-ce pas assez? 
Ces féministes ne m'aiment pas, mes manières occidentales sont différentes des leurs. Je me déplais des publicités sexistes, ces mannequins trop maigres, ces petites filles dont l'enfance a disparue avant l'apparition de leurs premiers poils. Je me dégoutte devant ces blocs qui montrent l'homme comme un imbécile incapable.   

Peut-être ma nativité nord-américaine biaise t'elle mon opinion et de ma naissance d'avoir pu choisi ma religion je ne puis être objective.
Enfin une  société ''dominant'' clairement la femme au lieu de lui faire croire qu'elle est libre me semble moins démoniaque qu'on la publicise. Cette manière de vivre aura au minimum le mérite d'en être une quasi honnête. À un autre niveau (encore selon ma compréhension Nord-Américaine) comment peut-ont croire qu'une religion ''occulte'' qui couvre ses femmes du regard des autres hommes est plus nuisible ou ''dénigrable'' qu'une société qui la déshabille au maximum et la dénature au point ou elle est méconnaissable.

J'ignore si ma recherche identitaire me mènera à quelque part un jour mais il me semblerais que cette société Nord-Américaine me répugne plus que je le croyais possible. J'ignore encore si je me vois démontrer un intérêt envers l'islam et la société musulmane pour les bonnes raisons ou s'il s’agit encore de mon esprit de contradiction qui me fait son effet comme toujours.

La seule chose que je puis affirmer est bien que cet occident si prometteur me semble pourri de son modèle désuet.




en passant je voulais souligner le fait que le mot islamophobe ne semble par en être un, les suggestions qui me sont apportées par mon dictionnaire son ''homophobe'' comme quoi l'islamophobie ne devrais pas exister, remarquez que l'homophobie non plus...c'est peut être seulement mon  dictionnaire qui est désuet.

vendredi 8 novembre 2013

Les fêtes

J'hais les fêtes. 
Pas dans un concept de "mauvais souvenirs familiaux" ni dans une optique météorologique. Je n'aime pas cette période de l'année  car elle commence beaucoup trop tôt et se termine sur rien du tout. Les gens deviennent fous pendant un mois et qu'est-ce qu'ils obtiennent en retour ? Des biens matériaux, un peut de temps avec la famille, rien de plus réellement qu'ils n'avaient avant. Le 31 octobre après la fermeture des magasins, on s'affaire à  décorer pour les fêtes. Les friandises à peine entamées, les enfants doivent penser au nouveau matériel qu'ils se doivent de désirer pour Noël. 
J'aime les beau moments familiaux, faire le sapin parce que c'est donc beau un sapin décoré quand tu est canadien, et surtout les recettes qu'on sort une fois l'an parce qu'elles sont meurtrières pour le coussin à bébé. J'aime la neige qui fait scrounche  sous mes pieds et m'emmitoufler sous trop de couches de vêtements. J'aime a 23 ans, faire des forts de neige avec mon Jules et rentrer a minuit (parce qu'à 23 ans on peut bon!) les pieds et les mitaines toutes trempées. J'aime me réunir en famille, regarder des films et manger n'importe quoi. 

Ce qui me fait haïr les fêtes, c'est véritablement le magasinage, l'achat de cadeaux et les gens qui disent "Ben voyons, c'est bin trop". J'ai apprise a apprécier lorsque l'on m'offrais un présent, quel qu'il soit et en l'absence de présent, a apprécier la présence de la personne devant moi. 

Les fêtes ça devrai pas être une course épuisante, aux cadeaux, aux beaux vêtements, aux trop nombreux partys. Les fêtes devraient être un moment pour se réunir en famille et entre amis, faire le point sur l'année, relaxer en linge mou et faire des forts comme des enfants.

L'hiver est assez déprimant, pas besoin de se greiller comme des gens qu'on est pas.  

mardi 24 septembre 2013

Essai sur l'automne

Je me languis devant ce naissant automne. Frivole a l'attente du retour de ces teintes chaudes dont le futur est voué à caresser ma pessimiste vision. 
L'air, d'une odorante fraîcheur, m'ennivre et m'atteint. Il n'y a plus que le corps qui s'éveille, c'est une réelle pénétration profonde de l'âme. Si l'été réchauffe les corps, sa sueur et son ardente moiteur me laissent de glace. L'automne et ses couleurs n'allument et me réconfortent comme le feu dans l'âtre. 
Je peine à me retenir, je m'y brûlerais. 
Prémisse au glacial et bucolique hiver, cet automne sans le vouloir, moi qui déteste avoir des favoris, est bien ma saison de prédilection. 
Comme un séduisant étranger à la chevelure de feu, son odeur et son air candide sont prenant. Se perdre dans son étreinte, le regard plongé dans le sien m'y offrant les plus beaux paysages. 
D'un contraste vibrant, main dans la main, lui si torride et moi si  glaciale. 
Grand voyageur qu'il est, son retour, toujours tant attendu, revivifie mon existence aquatique. Si  son étreinte sensuelle, presque charnelle est brève, son souvenir lui, est toujours vif et affriolant. La seule idée de son soudain départ me glace le sang, je m'efforce à chaque fois d'annihiler la pensée de celle-ci. Me disant à chaque fois, comme une blessée naïve, que ce doux moment rempli de promesses est cette fois-ci là pour rester. 
Enlacée dans sa fraîcheur saisonale, je me laisse momentanément aller au bonheur, pendant de brefs instants, je ressent enfin ce dont tous ces gens se vantent, il existe bel et bien.  Toujours plus beau à chaque année, il ne cesse de me surprendre par ses couleurs, ses parfums. Comme un amant attentionné il me démontrés monts et merveilles, me faisant presque croire qu'il n'est la que pour moi. Pareil à l'homme, il se fait beau, veut séduire mais sa beauté s'essouffle avec le temps. La bise glacée vient repousser sa beauté, dénude sa peau et laisse place à la casanière hiver. Les arbres dénudés jusqu'à la dernière feuille laissent un spectacle morbide et désolant. Celui que j'ai tant aimée repart comme il est arrivée, dans une grande bourrasque. Me laissant derrière, vidé, sans espoir de son retour. Je peine l'hiver  durant, espérant son retour flamboyant. 
Reviens moi vite... Je ne saurai t'attendre. 

Récit de vacances: Fundy juillet 2013 jour 7

13 juillet 2013 
Samedi 

La matinée fut plutôt tranquille, la nuit fut moins longue que je l'avais appréhendée. Ma mère me réveille, se demandant bien pourquoi j'avais eu la sordide idée de dormir la tente ouverte. Nous allons prendre une douche, j'ignore encore s'il s'agit d'un signe positif mais je dois dire qu'il s'agit de la première fois de tout le voyage que je perçoit une légère odeur de javel. La douche est chaude mais le pommeau semble avoir besoin d'être remplacé. Une autre preuve que rien n'est parfait et que mon confort occidental à atteint des niveaux inégalés. Séchage rapide et maquillage, je tente de me frayer une place entre une mère refusant de vieillir et sa fille qui doivent représenter au moins 30% du chiffre d'affaire annuel de covergirl. Tout en appliquant un léger hydratant mon eye-liner  et une touche de mascara je me dis qu'il est ironique de leurs part de tenter d'avoir l'air plus jolies alors que tout ce que l'ont aperçois d'elle  est une grosse croute faciale et des décolletés trop révélateurs. 
De retour au campement nous démontons le tout et après un court concensus, nous déterminons qu'il s'agissait bel et vie  du dernier voyage de la petite tente qui m'avais faillis durant la nuit. La toile rouge et bleue pris donc la direction des vidanges, mon père étant trop conservateur pour se risquer a tester si réellement un tente brûle aussi rapidement que la rumeur le dit.  Comme nous ne mangions rien sur ce campement, il n'y avais que les tentes à ranger, le tout fut plutôt rapide.
Grand classique de nos voyages familiaux, nous allons nous taper un petit-déjeuner chez Normandin. Un œuf accompagné de bacon, ce resto me rend toujours heureuse j'ignore pourquoi. Pour la première fois du voyage, mon père me laisse prendre la facture pour tout le monde. 
De retour sur la route nous nous dirigeons vers le 3945 rue Marlène pour une rapide visite chez les parents de Léonie, mes grands-parents maternels. Ce moment me rend nerveuse, nous verrons bien ce que cela donnera. 

...

La visite fut plutôt agréable, étrange comme toujours mais agréable. Mon plus jeune frère se refuse violemment à leurs rendre visite pour des raisons qui sont les siennes, mon père qui n'est pas le bienvenu pour des raisons obscures l'amène au cinéma. Les deux hommes  partent paisiblement  me laissant comme une boule inconfortable dans l'estomac.  
Comme à l'habitude la conversation est de surface, lourde, remplie de non-dis désagréables que l'ont se refuse a régler, que du "small-talk". Chacun son tour pour avoir la parole, personne ne semble réellement s'écouter, on se répond en changeant de sujet. Mon oncle, surexité d'avoir de la compagnie, nous raconte l'essentiel de son épuisant  et monotone quotidien. Ma grand-mère n'a que de l'eau plate accompagnée d'oxygène à nous offrir, nous la dérangeons clairement dans sa routine tout aussi tranquille que celle de son fils. Qu'importe nous ne sommes pas tous Bourges comme ma personne, des êtres en constant besoin d'épater la galerie. Les interactions vont bon trains ( je me refuse à qualifier la situation de "conversation"), mon frère plus âgé joue des airs de guitare classique, au plus grand plaisir de mon grand-père qui malgré son oreille musicale à cessé de  jouer il y a plus de 20 ans, le bruit importunais ma grand-mère. Le surplus d'eau plate me cause une naturelle envie d'uriner, je me dirige vers la salle-de-bain, me traînant un peut les pieds pour éviter de rater quoi que ce soit du décors intérieur particulier. 
Visiter ma grand-mère me confronte toujours à mes propres démons génétiques, ce toc contre lequel je me bats quotidiennement. La maison est d'une grandeur disons moyenne, un petit bungalow dans cette banlieue désormais surdéveloppée de Québec. Faut croire que les fous se multiplient, je ne saisi pas encore que des te se veuillent habiter ce quartier. Les étagères, comptoirs, tables sont couverts de beaux objets, en fait, la maison contient tellement de ces dis objets qu'il serait facilemen possible de fournir au moins 5 boutiques cadeaux de toutes ces babioles. Petite fille, je me souviens, la maison était encore fonctionnelle, il y avais de l'espace au minimum pour marcher, s'asseoir autour de la table pour partager un repas, le plus souvent des pogos. La maladie s'aggravant avec le temps, l'endroit est désormais impratiquable, il est difficile du circuler sans craindre de briser un quelconque objet. L'air y est lourd, la poussière y est cultivée.
Que des beaux objets.
Connaître ma grand-mère m'aura été bénéfique dans l'optique ou un fou qui se sait fou l'est certainement moins que celui qui s'ignore. Bien que mon constant déplacement d'objets dans notre demeure dérange mon copain, cette action empêche l'accumulation et la vie pathologique difficile qui l'accompagne. Tromper cette folie en lui faisant croire que de nouveaux objets ont fait leur entrée dans l'espace alors qu'il n'en est rien, il d'avis tout de même d'une excellente ruse. 
La salle-de-bain aussi est encombrée, un peut moins que le reste. Je me prend a fouiner, surtout du regard, les choses on peut bougées depuis mon enfance. Je croyais les choses relativement sous contrôle jusqu'à ce que je descende dans le fouillis qui leurs sert de sous-sol. Si le rez-de-chaussée est placé dans un souci d'esthétisme, le sous sol lui est un véritable bordel. La chambre dans laquelle je jouais jadis à la barbie est devenu un débarras comme tout le reste, impossible même d'y mettre le pied. Ma grand-mer apparue de nulle part m'amène dans le bureau un me montre le bouquet que je lui avais offerte plus d'un an auparavant. Séché, recomposé, il trônais au centre du amas d'autre bouquets plus vieux et toujours aussi poussièreux. J'aurais du m'en douter, elle est incapable de jeter quelque chose de beau.  J'ai remarqué que malgré l'envahissement de son study, mon grand-père avais tout de même réussi à garder le peu d'espace qui lui appartiens fonctionnel. L'espérance d'une capacité de Jolin a me tenir tête me viens a l'esprit.  Je souhaite du plus profond de mon âme (si je puis prétendre en posséder une) qu'il soit capable de m'empêcher de devenir de la sorte, ne serais ce que pour son confort individuel. 
Être passif et l'encourager, la supporter dans sa maladie aura probablement été la pire erreur de mon grand-père. Il aura creusé et c'est le cas de le dire, sa propre catacombe.
Enfin bref, j'ai toujours aimée cette maison, son magnifique et étendu terrain est comme un oasis de verdure au milieu de cette banlieue aseptisée. La propriété est bâtie sur trois terrains fusionnés sur lesquels on a avec les années, laissé verdir une véritable forêt. Aucune pelouse en vue, que de magnifiques plantes tout partout. Malgré la lourdeur de l'air ambiant à l'intérieur, il fait frais alors que l'extérieur est étouffant. Ma contemplation naturelle prend abruptement fin lorsque mon plus jeune frère viens discrètement nous chercher dans la cour arrière, évitant de croiser le regard du reste de cette famille qu'il ne semble pas considérer la sienne, il regagne rapidement la voiture. Les aurevoirs sont rapides et tout aussi insipides que le reste de la conversation, les étreintes sont distantes, froides comme tous les non-dis qui le resterons une fois de plus. 
Nous quittons comme nous sommes arrivés, laissant mon oncle prisonnier, tout aussi malade que sa propre mère, s'éloigner au loin. 
S'en suis comme toujours sur la route vers Montréal, une longue discution sur les deux familles, notre héritage génétique, la nostalgie des chicanes marquantes du passé.
Le fait de devenir adulte est assez étrange, soudainement comme une épiphanies, nous comprenons toutes ces choses jadis floues et en apprenons beaucoup sur certaines situations que nous aurions préféré garder dans l'ignorance. Je me console en me disant qu'il n'y a pas de récit de meurtre dans mon histoire familiale récente.
Nous roulons tranquillement vers notre banlieue de moyenne-classe sans nous arrêter. Une fois a bon port nous déchargeons la voiture et nous empressons d'aller décanter à l'intérieur. 
Jolin  bien nous rejoindre plus tard ainsi que Nina la copine de Francisco. Jolin a faim, pauvre homme, je l'ai laissé à lui même toute une semaine. Nous nous empressons d'aller acquérir une pizza et mangeons en famille élargie, comme des affamés. 

La fatigue se fait sentir et malgré ma sieste mobile plus tôt, mon lit me manque cruellement. Jolin est satisfait de son castor. Nous prenons tranquillement la route vers notre petit appartement. La chaleur est écrasante, les froides maritimes me manquent soudainement énormément. Malgré l'odeur de poisson qui y règne, la température plus clémente est attrayante.

Je constate que mes vacances sont bel et bien terminées, le sommeil dans cette chaleur est difficile a trouver.
Le retour au quotidien, au travail, aux mauvaises nouvelles et à la sournoise puanteur de la banlieue. Malgré cette dernière journée un peut maussade, les vacances furent un franc succès. Les visites chez me grand-parents maternels me laissent malheureusement toujours un goût amer en bouche. 

N.B. Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierais....