Hier soir, en arrivant à la maison, alors que je faisais mes salutations habituelles à ma matriarche, mon père est venu violemment couper la conversation pour nous annoncer que Robin William était décédé. Au premier abord étonnée, je n'en aie pas tant fait de cas, tout le monde meurt de nos jours et les médias sociaux sont remplis de canulars. Puis, droguée que je suis, je me suis connectée sur facebook, histoire de perdre une fraction de mon précieux temps. Overdose de publications à propos du défunt. Personne n'a encore eu confirmation de sa mort, on scande partout qu'il s’agit d'un suicide. Dans les heures qui aurons suivis ce drame intangible, des publications mémoriales, des compilations de ses meilleurs clips, sketchs et autres archives on fait surface. Cet après-midi, alors que j'écris ces lignes, la crise facebook s'est estompée, restes quelques publications ici et là mais rien de plus qu'avant sa mort. N'est-ce pas pathétique ? Tant d'émotions pour un seul homme, si intense mais de durée si courte ?
En toute honnêteté, je n'ai jamais été une très grande fan de l'homme, j'ai appréciée son oeuvre et son humour étant plus jeune mais sans plus. Ce ne sera, dans mon livre, qu'une autre mort qui aurai pu probablement être évitée mais qui, dans le cas ou il s'agis réellement d'un suicide, n'aura fait réagir les gens que trop tard.
La dépression est une maladie grave, un tueur silencieux. On tourne trop souvent les gens qui en sont atteint en ridicule, les traitants de paresseux, de bons à rien, de plaignards. Être la pour un dépressif est une tâche plus qu'ardue et on ne parle pas ici d'un engagement de deux semaines... parfois, il s'agis d'un contract à vie. Malades, on se retrouve rapidement seuls, on ne veut plus de personne et personne ne veut de nous non plus. C'est vraiment une maladie de merde. Je comprend la tristesse des gens devant un suicide, je ne comprend pas l'aveuglement des gens devant une personne souffrante.
Personne ne fait le choix d'être malheureux, il est clair que quelqu'un qui souffre de dépression n'est pas dans une situation confortable qu'il aura optimalement choisi. Il faut être franchement malheureux et à bout de sa propre situation pour en venir à prendre sa propre vie.
C'est pathétique la vague de sympathie dont cet homme aura bénéficié, j'ose croire qu'il aurai eu plus besoin de ce support alors qu'il était encore vivant. Mais encore, du support électronique, immatériel, ça n'aide pas vraiment grand monde. Le contact humain c'est ce qui a de plus vrai. Prendre quelqu'un dans ses bras et lui dire sincèrement qu'on sera la pour lui et le tenir en étreinte le temps dont il a besoin, ça c'est la vraie affaire. Passer la nuit à jaser avec quelqu'un, juste l'écouter, sans juger, ça fait du bien pour vrai. Être là est une chose qu'on ne fait plus. On est là électroniquement mais entrer dans l'intimité de quelqu'un, c'est une chose trop difficile pour nous.
Aider réellement quelqu'un qui en a besoin, il n'y a rien de plus gratifiant, en plus, ça sauve des vies.
Il ne m'est pas difficile de croire que Mr. Williams se serai suicidé, ce ne serai pas le premier ''rempli de joie de vivre'' qui en finira. On a tous un démon, un mal de vivre qui nous bouffe l'intérieur, certains de manière plus sérieuse que d'autres. On a tous nos moyens de l'endormir, d'essayer de l'empoisonner. Chose sûre, les hommes heureux ne sont pas nés.
Au lieu de s'en faire pour un inconnu disparu, pourquoi ne nous tournons nous pas vers ceux qui sont proches de nous. Ouvrons nos yeux sur leurs souffrances et apprenons à écouter leurs plaintes, tout le monde ne s'en portera que mieux.
La mort de millions d'individus est une statistique, la mort d'un seul, une tragédie.
J'ai survécu à la dépression mais j'y suis encore confrontée tous les jours, même presque dix ans après. Je gère mieux la solitude, sais reconnaître les symptômes et les traiter avant qu'ils ne deviennent trop importants. C'est une bataille de tous les jours pour une bonne santé mentale. Je sais que je suis forte mais comme tout le monde j'ai mes mauvaises journées et mes bonnes aussi. C'est une maladie sournoise et pénible mais on peut vivre avec, l'apprivoiser, la guérir.
Le temps arrange souvent les choses.
mardi 12 août 2014
lundi 11 août 2014
Quoi, tu prend pas la pilule ?
J'ignore encore pourquoi je suis si étrange dans cette situation. Je m'assume, j'ai 24 ans et non, je ne la prend pas.
C'est pas faute d'avoir essayée par contre ! Plusieurs raisons motivent mon choix. En premier lieu, dans ma situation si agréable de célibat (not), possédant un vagin, les occasions de forniquer sont nombreuses et parfois la chair se fait faible. Pas de capote avec un inconnu, c'est chercher le trouble et risquer bien plus que de tomber enceinte d'après moi... (En passant je dis inconnu mais c'est pas parce que tu connais un gars et que tu sais oû aller lui casser les jambes s'il t'a joyeusement donné une bibitte mortelle que c'est bien mieux... T'a quand même attrapé quelque chose de pas agréable).
Ensuite, la meilleure raison de toute: les hormones, ça me fait pas. Quand on commence la pilule, on nous fait miroiter à quel point ça enlève l'acnée (chose que je n'ai plus depuis que j'ai arrêtée le gluten et le lactose), que ça réduit les crampes menstruelles, la durée des règles, à quel point ça offre une tranquillité d'esprit etc.
On nous met aussi en garde qu'il y a des effets secondaires surtout durant les 3 premiers mois du genre : nausées, spotting(légers saignements). Me disant qu'il était temps que je sois une vraie femme qui se respecte et que je prenne contrôle de ma ploune, j'ai décidée de commencer à la prendre. Après tout, plusieurs générations de femmes se sont battues pour que j'y aie droit, allons-y!
Mauvaise idée, presque aussi mauvaise qu'embarquer dans un manège bien saoule.
J'ai commencée à la prendre au début de mes règles comme le médecin me l'avais conseillé. La semaine ou j'était réglée normalement s'est plutôt bien déroulée, pas de nausées, tout allais bien. Puis j'ai terminée mes règles, du moins je croyais. C'est la que les ennuis ont commencés et que j'ai perdu tout contrôle sur ce vagin que je maîtrisais bien depuis si longtemps. Le spotting promis c'est plus transformé en règles qui ont durées pendant tout le mois. Des sérieuses règles, avec les crampes et tout... TOUS LES JOURS, pendant tout le rack de drogue qu'on m'a donné.
J'ai commencée à ressentir des symptômes de dépression, je me suis mise à être désagréable, paranoïaque, agressive, anxieuse personne ne me reconaissait. J'ai du m'isoler pour éviter de foutre ce qu'il me reste de relations sociales dans la poubelle. Je n'avais plus faim, mes brownies sans gluten que je mange habituellement comme un vrai porc sont restés au congelo à côté des crevettes que je n'avais pas plus envie de manger. Je devais me forcer à manger. Je n'aie donc evidament prise aucun poid, par contre j'ai gonflée, j'avais l'air de ce que j'avais l'air quand je pesais mon 140 alors que je me maintenais a 120. Ma libido d'homme est dramatiquement descendue au niveau jamais égalé de "ontarienne frette". Mes cheveux sont devenus gras et j'ai eue une peau de lendemain de veille pendant le mois, j'ai une une poussée d'acné dégueulasse que j'essaie encore de faire guérir.
Pour être un contraceptif efficace, s'en fut un. Je me sentais tellement comme de la merde dans mon propre corps, pas question de le partager avec quelqu'un d'autre. Le seul moyen de contraception connu plus efficace est certainement l'abstinence, oh, un instant, c'est fucking ça qui se passait.
Avant de prendre cette cochonnerie la, je savais quand exactement mes règles allaient arriver sans même savoir quelle date on était, je savais exactement quelle journée dans le mois était peu propice aux décisions importantes. Je savais que quand mon ventre était gonflé à ce point c'était parce que des produits laitiers étaient allés se cacher dans ma nourriture. Je savais quelles journées étaient les plus dangereuses et lesquelles me permettaient des folies sans trop de conséquences. Au fond, je l'avais le contrôle sur mon v.
"Mais t'a même pas essayée trois mois!"
Ben non, plus le mois avançais, plus mon ma santé mentale et mon apparence physique se détériorais. Même si mes symptômes se seraient stabilisés, la personne que j'était sur la pilule m'était inconnue et franchement déplaisante. La personne que je voyais dans le miroir était l'adolescente dépressive que je croyais avoir enterrée depuis longtemps a côté de ma virginité et ma foi en l'humanité. Je ne veut plus la revoir. Je ne me serais pas imposée deux mois ni même plus de ce calvaire médical pour la joie de fourrer sans capote. De toute façons, la capote, c'est pas moi qu'elle emmerde le plus...
C'est drôle, j'ai arrêtée la pilule, j'ai eue des crampes et des règles normales puis ça a arrêté comme ça le faisais avant, Tsais, normalement. En moins d'une semaine, mes symptômes dépressifs sont disparus et mon ventre a dégonflé, mes cheveux et ma peau on repris un aspect normal. Tout est rentré dans l'ordre...
Après interrogations familiales, je me suis rendue compte que ma mère ET mes deux grand-mères, à toutes les époques de leurs vies, n'ont jamais été capables de supporter ces mêmes hormones... I'm fucked
Au final, le contrôle de mon vagin, je vais le garder, que ça me risque une grossesse c'est secondaire. Morale j'en averti toujours mon partenaire et en général je me traine des capotes. Rien ne dis que je ne vais pas essayer de trouver une alternative... Sauf qu'il est évident que je vais me tenir loin de celles qui contiennent des hormones.
J'ignore quel phénomène fait que socialement une femme se dois de prendre la pilule... C'est un peut pathétique.
Je préfère rester l'homme que je suis.
jeudi 13 mars 2014
"Si tu vote pas t'a pas le droit de chialer"
Au Québec, il semble que nous aillons un réel problème d'électorat. Les gens se déplacent peut pour voter et sont insatisfaits de ce que ceux qui se déplacent leur imposent.
"T'a pas le droit de chialer si tu vote pas"
Honnêtement?
J'ai toujours votée depuis que j'y ai droit et je ne puis dire avoir été réellement satisfaite du dénouement de celles-ci. J'ai apprise que election nigth était plus intéressant et franchement plus drôle que son homologue francophone. J'ai appris que je ne vaut pas plus que les autres et que mon vote de consommateur avais plus de poid que mon vote d'électeur. J'ai appris que j'avais le droit de chialer.
Comme je l'ai mentionnée dans de précédents articles, je me sens un peut blasée face au scrutin à venir, irritée de la télé et de la radio (ce n'est pas neuf mais la situation va de mal en pis depuis le déclenchement). On me bombarde de publicités, d'émissions spéciales, de propagande opinâtre qui me débite la partie postérieure du dos.
"T'a pas le droit de chialer si tu vote pas"
Je me questionne, ai-je réellement besoin de ce droit exclusif aux voteurs? Mon cynisme envers la politique (scolaire, municipale, provinciale, fédérale) me mène a m'interroger sur ma pertinence en tant qu'électeur. Je paie en colectivité pour ces élections, ces gouvernements, ces dirigeants et pourtant, je suis mieux traitée au service a la clientèle merdique de n'importe quel grande surface américaine. J'en ai marre de me plaindre dans le vide parce que franchement, j'ai encore trop a m'occuper dans mon petit univers personnel pour même tenter de m'investir a risquer de changer les choses. Nous nous plaignons le ventre plein de toutes façons. De grands changements se font avec l'énergie du désespoir, nous n'en sommes pas la en tant que peuple, du moins pas encore.
Je doute encore de mon action prochaine, vais je faire mon "devoir" de citoyenne et me rendre aux urnes? Vais-je braver la désagréable file (a l'urgence au moins on a des chaises), prouver mon identité à ce jeune boutonneux ou cette brochue qui ne remarqueron même pas que ma carte est expirée? Vais-je exercer mon droit de vote ?
Ma stratégie habituelle est d'éteindre mon cerveau et d'attendre a la dernière minute qu'une personne aléatoire me demande "as tu été voté?", question a laquelle je répondrai par un demi-mensonge que j'irai me précipiter de transformer en vérité.
J'ignore si mon cynisme l'emportera cette fois-ci, j'espère bien que non!
lundi 3 mars 2014
Encore des élections...
Je sais, je sais, Elles ne sont pas encore officiellement annoncées mais tout de même, encore !?
Il est récent dans mon historique personnel d'avoir le droit de vote,j'était remplie de bonheur à l'idée de pouvoir enfin exprimer mon opinion, pensant qu'elle pèserai dans la balance. Malgré mon jeune âge, je me trouve malheureusement blasée de toutes ces singeries électorales.
Je devrai a nouveau faire un choix, suer a grosse gouttes derrière mon petit isoloir, me demandant quel parti sera meilleur pour l'avenir de mes enfants pas encore conçus.
Mon attention, mal dirigée comme celle de tous, l'est vers la "charte". "On veut voir un plan économique" criaillent les radios et les autres partis. Moi dans mon coin, avec mes 2 ans d'expérience en terme d'impôts, et mes 5 ans d'électrice a temps plein je me dis "ouais", même si je sais trop bien que je n'y comprendrai très certainement rien. J'essaie de mon plus fort de m'informer, de lire sur la politique passée et présente, d'avoir le plus de discutions a ce sujet que possible, hélas, il reste un grand trou. Les propos, articles de journaux sont presques toujours vagues, s'accordant avec celui du prochain, sans saveur. On relate, sans réellement apprendre du nouveau ou encore être plus conscient du passé.
J'était une étudiante allumée, dans le temps, je peut encore vous parler de la première et deuxième guerre mondiale, vous parler de Champlain, de Colomb, si vous avez le budget bourbon et un peu de temps je peut même vous raconter la mort de Cook. Toutefois, ne me posez pas trop de questions sur la politique québécoise/canadienne, c'est flou, nébuleux. Comme tous ceux qui ont daigné porter attention en classe, j'ai apprise les grandes lignes, je connais les noms, quelques anecdotes mais sans plus. Je me souviens des lac et rivière du Québec mais les politiciens, j'en ai tiré ma connaissance du bouche a oreille, probablement aussi néfaste pour ma saine opinion que certains torchons que j'ai osée effleurer du regard.
Encore des élections pour lesquelles, malgré mon assiduité aux médias qui en parlent, je ne pourrai aucunement me former une claire opinion et voter "du bon bord".
Chialer j'en convient, ne mène pas loin, présentement, je n'ai que cela pour me tenir, en attendant le vote. Comme je comprend peu aux mathématiques, le seul argument économique valable à ce sujet sera: " ça coûte donc cher des élections, pis y font ça avec nos taxes".
Encore une fois, je souhaite que cette élection sera la dernière avant au moins quatres ans. Je serai insatisfaite du résultat, je suis plus que certaine mais ce jour là, je vais encore une fois mettre mes pantalons de madame et je vais aller mettre mon "x" à l'endroit qui me conviens le mieux.
Comme tout le monde j'en ai marre de toutes ces singeries, de ces promesses italiennes et de ces poignées de mains stériles. Que puis-je réellement faire ? En bonne québécoise, je me dis que chialer est plutôt confortable, c'est tout ce que j'ai en attendant de trouver une vraie action a poser...
En attendant je vais continuer de décoller ma si laide tapisserie, ça au moins c'est utile et concret...
lundi 24 février 2014
La foi en l'humanité part 1
La foi en l'humanité, enfin en la bonté de celle ci me semble difficile a obtenir. Si certain l'ont naturellement et seront extrêmement étonnés lors d'événements la mettant en doute. D'autres, comme ma personne, seront d'éternels méfiants pessimistes.
Je me questionne souvent a savoir si l'humanité entière a réellement fait quelque chose de si grave pour mériter toute cette hargne que j'ai a son égard. Si les guerres pèsent lourd dans cette figurative balance, je dois dire que d'autres éléments m'apparaissent plus forts que d'autres. L'humain au quotidien en est un qui me désole. La routine, se devant être sécurisante et appaisante est la première a nous faire du tord. Les bons croyant en la bonté de l'homme seront extrêmement déstabilisés lorsque leurs petites habitudes seront perturbés violemment par de quelconques événements inhabituels.
À l'opposé ceux qui ne croient pas en cette sanité sociétaire, se sentirons floués de n'avoir pu rien anticiper.
L'humanité peut elle gagner la confiance et l'amour de ceux qui vivent en son sein ?
vendredi 24 janvier 2014
Vendredi 23 juin 2013-mère
Nous avons tous besoins d'une mère semblerait il. Je n'avais alors là pas très grand espoir en l'humanité, le tout est plutôt éteint depuis des lustres. Quelle merde vont-ils encore nous découvrir?
Aux dires des grands auteurs, chaque siècle semble en être un de merde. Pourtant nous continuons de nous reproduire comme des déviants ne pouvant se contenir. La reproduction au centre de nos existences, subsiste dans la négation et l'aveuglement volontaire. Rien n'est plus futile et éphémère ou un quotidien. Transmettre notre génétique, il n'y aura rien de plus réel que cela.
Malgré le manque d’apparent sens ou objectif de notre société, il semble que se reproduire soit la seule vraie chose qu'il nous reste.
L'aveuglement par le matériel est tel que nous oublions de nous unir dans l'harmonie. Nous faisons la guerre et le mal, l'amour et immanquablement la mort.
Se reproduire est futile et le nombre croissant d'humains en ce monde n'est plus si nécessaire. Soites, personne ne m'empêchera de vérifier si tout mon bazar est en ordre.
La sélection naturelle se fera maintenant par la technologie.
Technologiquement castrés.
jeudi 23 janvier 2014
tissu
Recouvrez moi de dominance pour qu'une fois réellement je me sente comme la femme que je suis censée être et non comme ce modèle que sans cesse on m'impose.
Crachez-moi au visage que je m'incline comme je le devrais.
Castrez-moi que je retrouve cette femme au fond de moi enfouie.
Voilez-moi que je comprenne le bonheur, que je vive la simplicité.
Enveloppez moi d'une sombre étoffe que la vie me porte enfin conseil.
Jugez-moi que j'aie réellement d'être avec vous.
Ignorez-moi que je me mêle à vous.
Voilez-moi pour qu'enfin je ne vous voie plus.
mercredi 22 janvier 2014
7 juin 2013-manifestation
L'attrait du commerce est bien grande mais il me semble manquer un élément. Peut-être ne suis-je pas assez assidue, la vie me le dira. Certains soirs je me sauverais en Europe ou encore ailleurs, il semble que ce serais plus simple. Plus la pression est forte, plus la fuite semble une option intéressante. Je travaille mais il semble me manquer quelque chose. Je suis incomplète, peu d'identité, j'aimerais en avoir une.
À quelques jets de pierre.
Comme si jeter des pierres au loin était seulement une activité commune pertinente.
Manifestez comme si c'était important. Comme si un groupe pouvais réellement d'une seule et même voix. Criez comme si nous étions seuls à crier, que le monde entier voulais nous entendre. Une fois la grande place libéré, la poussière retombée, le silence retrouvé, ne reste rien de ces combats d'intellect, de ces guerres d'idées.
Comploter pour fixer les prix des barres de chocolats, n'y aura t'il pas des drames plus grands ?
mardi 21 janvier 2014
Mardi 5 juin 2013 -dominant
J'ai pris une pause de rédaction c'est bien vrai, je croyais n'avoir rien de bien pertinent à coucher sur ce si peu noble papier. Hélas, l'inspiration me harcèle, la plèbe étant source infinie d'illumination. J'ai laissée passer les attentats et les aberrations trop longuement à un point tel où il ne me surprendrais guère que la cervelle ne veuille me sortir par le nez. La bêtise humaine me fait carburer, c'est stupide à ce point. ''Une tendance islamophobe se dessine'', je ne sais trop qui a dis ou écris cela, je dois avouer que j'ai, sur le coup, trouvée cette affirmation plutôt optimiste-sympathique. ''se dessine''. Si je me mettais a observer la situation occidentale, je pourrais sans peine affirmer qu'un artiste plutôt brouillon aura esquissé une œuvre incertaine qu'il aura passé sans réviser au marqueur indélébile d'un macabre noir. La tendance je crois est passée, passer des remarques islamophobes est tristement devenu socialement acceptable, comme si dénigrer une personne selon ses croyances faisait parti de la bienséance. '' Si les femmes désirent se voiler qu'elles le fassent chez elles''. Oui mais non. Exprimer son opinion est légitime, encore faut-il avoir des arguments pour appuyer celle-ci, sinon nous tombons dans la peur, synonyme de xénophobie.
''Au Québec nous n'acceptons pas des symboles d'une domination de l'homme, du contrôle qu'il exerce sur sa femme''. Je me suis légèrement penchée sur la question et il me semble que cet argument manque de profondeur, très certainement de réflexion également. Je généralise ici et il s'agis peut-être d'une erreur mais il me semble, de mon unique point de vue, notre société que nous chérissons tant est encore et toujours dominée par les hommes, à une différence près, ces hommes sont devenus des femmes.
Ces féministes ne m'aiment pas, mes manières occidentales sont différentes des leurs. Je me déplais des publicités sexistes, ces mannequins trop maigres, ces petites filles dont l'enfance a disparue avant l'apparition de leurs premiers poils. Je me dégoutte devant ces blocs qui montrent l'homme comme un imbécile incapable.
Peut-être ma nativité nord-américaine biaise t'elle mon opinion et de ma naissance d'avoir pu choisi ma religion je ne puis être objective.
Enfin une société ''dominant'' clairement la femme au lieu de lui faire croire qu'elle est libre me semble moins démoniaque qu'on la publicise. Cette manière de vivre aura au minimum le mérite d'en être une quasi honnête. À un autre niveau (encore selon ma compréhension Nord-Américaine) comment peut-ont croire qu'une religion ''occulte'' qui couvre ses femmes du regard des autres hommes est plus nuisible ou ''dénigrable'' qu'une société qui la déshabille au maximum et la dénature au point ou elle est méconnaissable.
J'ignore si ma recherche identitaire me mènera à quelque part un jour mais il me semblerais que cette société Nord-Américaine me répugne plus que je le croyais possible. J'ignore encore si je me vois démontrer un intérêt envers l'islam et la société musulmane pour les bonnes raisons ou s'il s’agit encore de mon esprit de contradiction qui me fait son effet comme toujours.
La seule chose que je puis affirmer est bien que cet occident si prometteur me semble pourri de son modèle désuet.
en passant je voulais souligner le fait que le mot islamophobe ne semble par en être un, les suggestions qui me sont apportées par mon dictionnaire son ''homophobe'' comme quoi l'islamophobie ne devrais pas exister, remarquez que l'homophobie non plus...c'est peut être seulement mon dictionnaire qui est désuet.
vendredi 8 novembre 2013
Les fêtes
J'hais les fêtes.
Pas dans un concept de "mauvais souvenirs familiaux" ni dans une optique météorologique. Je n'aime pas cette période de l'année car elle commence beaucoup trop tôt et se termine sur rien du tout. Les gens deviennent fous pendant un mois et qu'est-ce qu'ils obtiennent en retour ? Des biens matériaux, un peut de temps avec la famille, rien de plus réellement qu'ils n'avaient avant. Le 31 octobre après la fermeture des magasins, on s'affaire à décorer pour les fêtes. Les friandises à peine entamées, les enfants doivent penser au nouveau matériel qu'ils se doivent de désirer pour Noël.
J'aime les beau moments familiaux, faire le sapin parce que c'est donc beau un sapin décoré quand tu est canadien, et surtout les recettes qu'on sort une fois l'an parce qu'elles sont meurtrières pour le coussin à bébé. J'aime la neige qui fait scrounche sous mes pieds et m'emmitoufler sous trop de couches de vêtements. J'aime a 23 ans, faire des forts de neige avec mon Jules et rentrer a minuit (parce qu'à 23 ans on peut bon!) les pieds et les mitaines toutes trempées. J'aime me réunir en famille, regarder des films et manger n'importe quoi.
Ce qui me fait haïr les fêtes, c'est véritablement le magasinage, l'achat de cadeaux et les gens qui disent "Ben voyons, c'est bin trop". J'ai apprise a apprécier lorsque l'on m'offrais un présent, quel qu'il soit et en l'absence de présent, a apprécier la présence de la personne devant moi.
Les fêtes ça devrai pas être une course épuisante, aux cadeaux, aux beaux vêtements, aux trop nombreux partys. Les fêtes devraient être un moment pour se réunir en famille et entre amis, faire le point sur l'année, relaxer en linge mou et faire des forts comme des enfants.
L'hiver est assez déprimant, pas besoin de se greiller comme des gens qu'on est pas.
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